mercredi 4 juin 2008

Personnages de Sicile: Henri Blondeau

Henri Blondeau (1834-1890), aéronaute, gymnaste, acrobate, comique et musicien

Henri Blondeau est né le 24 septembre 1834 à Louvain, en Belgique, troisième enfant de Denis Blondeau et Marie Thérèse Vandecruys (1).
Jeune encore, il se passionne pour l'aéronautique et les ballons aérostatiques et entreprend une carrière d'acrobate, profession spectaculaire qui enthousiasme les foules. Installé en 1861 en Italie, il se produira sa vie durant dans de nombreuses villes de ce pays: Forli, Venise, Ravenne, Pérouse, Alessandria, Bologne, Cesena, Faenza, Ferrare, Florence, Foligno, Gênes, Gorizia, Livourne, Lodo, Milan, Modène, Naples, Novara, Padoue, Parme, Pise, Raguse, Rimini, Rome, Sienne, Turin, Vercelli, Vérone.
C'est à Arles (Bouches-du-Rhône) qu'il se marie le 7 juillet 1869 avec Louise Marguerite Adèle Desplan, veuve Fernand Bissière (2).
Son mariage à Arles coïncide par la suite à de nombreuses prestations en France. Il se produit ainsi:

le 24 août 1873 à Arles,
le 28 août 1874 à Orange,
le 24-27 avril 1875 à Arles,
le 28 juin 1875 à Aix-en-Provence,
les 5 juillet et 28 août 1875 à Roanne,
les 5 et 12 juillet 1876 à Nevers,
le 22 août 1876 à Montluçon,
le 5 septembre 1876 à Clermont-Ferrant,
le 27 mai 1877 à Montpellier.

LE SAUVETAGE D'ORANGE. C'est lors du spectacle du 28 août 1874 qu'il se distingue encore. Ce jour-là, alors que Blondeau s'apprête à exécuter une ascension périlleuse à Orange (Vaucluse), un incident survient dont il ressortira couvert de gloire. Un journal de l'époque raconte l'événement:

"C'est sur un trapèze aérien, à deux mille mètres du sol, que Blondeau devait exécuter ses périlleux exercices; mais au moment du "lâchez tout!", un ouvrier qui retenait le ballon, se trouve si fatalement entravé par un cordage, qu'il est emporté, suspendu par un pied, et la tête en bas, avec l'aéronaute et le ballon.
Aussitôt, Blondeau saute sur son trapèze, et comme le malheureux ouvrier, blême de terreur, sent son pied se dégager du cordage, l'aéronaute, debout sur son trapèze, soutient avec sa tête l'homme qui va tomber.
- Tenez-vous bien, lui dit-il, je vais imprimer une forte secousse et faire descendre le ballon.
Bientôt en effet, grâce au sang-froid et à la force de l'aéronaute, la mongolfière atterrit et les deux hommes, saints et saufs, rentrent à Orange, où Blondeau, en attendant la médaille de sauvetage, reçoit les plus chaudes félicitations.

Aristide Roger."

L'ÉCOLE DE GYMNASTIQUE. Cet événement sera suffisamment retentissant et fera tant de publicité à Blondeau qu'il sera exploité pour promouvoir ses exhibitions suivantes. Du coup, le couple résidant rue du Séminaire à Arles prospère et l'aéronaute en profite pour créer une école de gymnastique dans un local mis à disposition par la ville à l'intérieur de la caserne Havas.
On peut citer parmi ses élèves les noms de Césare Antonucci, Henry Beudet, Charles Beunier, Jules Briguet, Félix Mayet, Cirillo Stefanini alias Stephenson, Emilio Silvestri et Théodore Sivel.
Malheureusement, le 16 juin 1877, peu de temps après son exhibition à Montpellier, Blondeau perd sa femme.

L'ITALIE. Lors d'un séjour en Italie, il rencontre sa seconde femme, Adèle Pajuolo (3) qui lui donnera plusieurs enfants. Dès lors, la notoriété de Blondeau s'étend jusqu'en Espagne, où il fait une tournée en 1882. Entre temps, il se produit à Naples (27 février 1879) et Vérone (22 juin 1884 et 6 septembre 1885); à bord de nombreux ballons dont les noms sont évocateurs: "Aquila Audace", "Gigante", "Multicolore", "Il 20 Settembre", "Villa des Fleurs", "Atome", "Ville de Milan", "Esploratore", "Le Gambetta", "Dandolo", "Citta di Lucca" ou encore "Le Condor".

LA MORT DE L'ATHLÈTE. Une dernière prestation lui sera fatale. Le 3 septembre 1890, dans le ciel de Raguse, un ballon s'élève. Malgré le mauvais temps, la pression des habitants l'oblige à décoller et il chute dans le vide. Il allait avoir 56 ans.
Sa femme Adèle était enceinte. Un garçon naîtra en mars de l'année suivante à Bologne et recevra le prénom de son père. L'enfant fut abandonné pour des raisons inconnues (la mère était-elle morte?).


(1) Denis Blondeau, né le 19 octobre 1807 à Hingène (Belgique) et décédé le 16 mars 1849 à Saint-Nicolas (Belgique), Marie Thérèse Vandecruys, née le 7 février 1813 à Diest (Belgique), décédée le 13 avril 1904 à Paris..
(2) Louise Desplan est née le 18 février 1836 et y est décédée le 16 juin 1877 à l'âge de quarante et un ans. L'acte de mariage comporte les signatures de quatre témoins: Paul Gravel, peintre en bâtiment, 60 ans, Nabor Troesch, tailleur d'habits, 47 ans, Casimir Cartier, docteur en médecine, 48 ans et Sylvain Desplan, orfèvre, frère de l'épouse, 35 ans, tous domiciliés à Arles.
(3) On ne sait malheureusement rien de cette femme, malgré des recherches en Italie. Le patronyme est originaire de la région de Vérone. Tout renseignement est le bienvenu.

Remerciements

Cet article est une compilation des informations rassemblées par M. et Mme Blondeau-Bortolozzi, descendants d'Henri Blondeau. Leurs recherches ont pu aboutir grâce au Musée de l'Air du Bourget, au Musée Caproni, au Stato Maggiore dell'Aeronautica de Rome, au Musée du Cirque de Bruxelles, à Mme Marcelle Ruiz, Mme Ginette Bartolotti et M. Roger Cherpion qu'ils remercient.

Liens

L'inauguration du pont de Trinquetaille (Arles, 1875), au cours de laquelle Henri Blondeau fit une prestation.

Photographies

(c) M. et Mme Blondeau-Bortolozzi, 2001. Avec leur aimable autorisation.

NB:
Cet article est extrait du Blog : http://geneprovence.blogspot.com/

mardi 3 juin 2008

Festival des Arts de la rue
Ibla Buskers
du 8 au 12 Octobre
à Ragusa Ibla

la 14eme edition du festival qui pendant environ une semaine recueille, dans les rues et les places de Ragusa Ibla, les "buskers" provenant du monde entier: jongleurs, saltimbanques, clowns, acrobates et comédiens.




Un évènement culturel renommé, où un nombre de plus en plus important d'artistes présentent leur créations aux public émerveillé en complicité avec les souris et les enthousiasmes des plus petits.

Pour visiter la ville Baroque de Ragusa Ibla et la Sicile...



pour contacter l'association:
info@iblabuskers.it

mardi 15 janvier 2008

"La Cassata dans les Guiness des records!!"

Cent-quarante mètres de slurp qu'ils feront gagner à l'œuvre d'art de la pâtisserie sicilienne le titre dans les guinnes des records même si, pour les vrais gourmets, la Cassata Sicilienne déjà rentre au plein titre entre les guinnes des dessert le plus bons monde!
Le mariage merveilleux entre goût, parfum et couleur de la Cassata sûrement rendues encore extraordinaire pour les dimensions exceptionnelles pour entrer dans les guinnes des records!

Le nom de ce gateau d’origine arabe, vient de "Quas’at", "écuelle ronde". Il semble que la recette soit une des plus anciennes connues ,puisque vers l’an 1000,dans le palais de l’Emir, à la Kalsa de Palermo, les cuisiniers de la Cour faisaient un gateau avec la "ricotta"et le sucre.

Voici le video:

vendredi 28 décembre 2007

Ouverture du Chateau de Partanna


A Partanna, dans la province de Trapani, a été inauguré le venerable château médiéval Grifeo. Acquis par la Région Sicilienne en 1981, le château est une des forteresses les mieux conservées de la Sicile Occidentale.
Un peu d'histoire:
Depuis que le Grand Comte Ruggero,le Normand, conquis Partanna (1076a.c.) en mettent fin à la domination musulmane locale, la Forteresse devient le symbole du pouvoir de la Famille Grifeo.
Environ neuf siècles d'histoire pendant lesquels la famille n'a jamais changé sa demeure.
Le
château, vaste et imposant, possède encore en bon état ses murs, ses créneaux, sa cour intérieure, son jardin et sa salle d'armes.
A proximité se trouve aussi l'église principale dédiée à Sainte Marie de la Chaîne, construite aux XVIe-XVIIe siècles et restaurée après le tremblement de terre de 1968. Caractéristique de cette église, une élégante loggia décore le flanc droit de l'édifice.
A l'intérieur à trois nefs, on peut voir quelques beaux tableaux du XVIIe siècle (dont une Madone du Rosaire de Carrera et une Cène de Novelli), un beau retable en bois, un orgue majestueux dessiné par Paolo Amato, un bénitier baroque de l'école de Laurana, de
remarquables stucs des frères Serpotta et de Vincenzo Messina, dans les deux chapelles latérales et le presbytère.
Partanna était un bourg agricole assez important où , en 1723, Laura La Grua, fille de Don Vincenzo Carini et femme de Girolamo Grifeo, prince de Partanna, fit construire une villa pour les vacances d’été. Autour de cette villa se developpa le village. A Partanna vous pourrez trouver beaucoup d’autres villas du XVIII siècle: Villa De Simone, Villa Mattei - Mercadante, Villa Maniscalco, Villa Partanna, Villa Santocanale, Villa Scalea, Villa Riso.
A Partanna on trouve aussi un exemplaire mélange entre le modernisme et l'histoire. L'aspect moderne à été forcé par le tremblement de terre du 1968 qui rend cette région un cible parfait pour les architectes, célébrés ou pas.

Pour visiter Partanna et la Sicile...

jeudi 22 novembre 2007

La Sicile en You Tube

En YouTube j'ai trouvé des vidéos fait en Sicile vraiment authentiques:
le centre ville de Palerme, les marchés, les gents et les paysages.
Un petit avant-gout de la Sicile pour s'approcher aux lieux de cette riche et magique ile de la Méditerranée.

Pour visiter la Sicile ...

vendredi 9 novembre 2007

Des ânes comme éboueurs


La commune de Castelbuono en Sicile, qui compte 10.000 habitants, a annoncé hier qu'elle utiliserait des ânes pour rendre le ramassage des ordures plus écologique, plus économique mais aussi plus efficace. Six ânes remplacent depuis février dernier les quatre camions poubelles de cette ville située dans la province de Palerme. "En remplaçant les moyens de transport qui consomment du carburant polluant par des ânes ... nous faisons des économies, mais nous contribuons surtout à rendre le monde plus propre", se félicite le maire de Castelbuono, Mario Cicero, dans un communiqué. Un âne coûte en effet environ 1.200 euros à l'achat, plus 2.000 euros par an pour la nourriture et l'entretien, contre 30.000 euros pour un camion poubelle auxquels il faut ajouter entre 7.000 et 8.000 euros d'entretien par an. Or, les ânes de Castelbuono ont ramassé depuis février près de 140.240 kilos d'ordures en plus que l'année dernière pendant la même période. Flanqués de deux caisses en bois où sont stockées les ordures, les ânes sont accompagnés tout au long de la journée par des éboueurs rebaptisés "opérateurs écologiques", se glissant dans toutes les ruelles, contrairement aux camions, obligés de s'arrêter fréquemment. Castelbuono est la première commune en Italie à avoir mis en place ce système, qui a néanmoins fait des émules depuis, plusieurs villes italiennes, en Calabre (extrême-sud de la péninsule) et en Toscane (centre-ouest) ayant le projet de l'imiter.

mercredi 7 novembre 2007

Festivals et Fêtes en Sicile - S.Agata à Catane, 5-11 février

Cette manifestation religieuse commence dans l’église Sant’Agata al Borgo ou il est exposé le voile de la sainte : lequel, de couleur blanche à l’origine, serait devenu rouge après avoir servi, la première fois, à arrêter la lave qui menaçait la ville. Les fêtes solennelles dédiées à la sainte patronne débutent véritablement, avec la procession de la Luminaria : le maire et les conseillers municipaux y prennent part, à bord d’un carrosse qui reprend le modèle de celui du roi Ferdinand II de Bourbon. Le parcours les mène à l’église San Bagio où Agathe connut le supplice des charbons ardents. Là, suivant une tradition qui remonte au XIVème siècle, des offrandes de cire sont faites à la sainte. Puis, dès lors que celle-ci est considérée comme protectrice du feu, un hommage floral lui est rendu par les corps des pompiers.

On raconte qu’au moment même de son trépas Catane fut secouée par un tremblement de terre, et que l’année suivante, le jour de l anniversaire de sa naissance, l’Etna se réveilla. Depuis lors, la sainte est invoquée contre les éruptions du volcan et considérée comme la protectrice du feu.





La fête de sainte Agathe est caractérisée par la procession des chandelles: d’énormes candélabres en bois, ornés de statues d’ anges et de saints, sur lesquels étaient représentées des scène du martyre de la sainte. Hauts de plusieurs mètres, donations traditionnelles des diverses corporations de métiers, ils représentent symboliquement les offrandes de cire faites à Agathe. Actuellement, les chandeliers qui défilent sont au nombre de onze. Le soir, en particulier, ils offrent un spectacle étonnant de lueurs dansantes, d’ombres mouvantes au rythme des mouvements des corps et de la foule qui ondulent en défilant.

L'hystoire de S.Agathe
Née à Catane en Sicile, dans une famille noble, Agathe était d'une grande beauté et honorait Dieu avec ferveur. Depuis son enfance, elle se consacra au Christ et fut arrêtée pour cette raison lorsqu'elle fut jeune fille. Quintien, consul de Sicile mais homme de basse extraction, souhaitait par-dessus tout l'épouser, pensant qu'il pourrait ainsi gagner en respect mais aussi jouir de la beauté et de la fortune d'une telle épouse.
La vierge chrétienne en l'an 251, refusa de céder aux avances du consul Quintianus. Celui-ci la fit mener au supplice : avant de la décapiter, on lui trancha les deux seins... Quand le christianisme devint la religion de l'Empire, au IVe siècle, on porta le voile d'Agathe, pieusement conservé, au sommet de l'Etna. C'est lui qui protège du volcan les Siciliens. Surtout, on fit d'Agathe la patronne des nourrices et des mères qui allaitent. En son honneur la Sainte-Agathe fut proclamée jour férié pour les femmes, les hommes accomplissant les tâches de la maison.

Le prénom de AGATHE
L'adjectif agathos signifie, en grec, bon, brave au combat.
Mais cette excellence vigoureuse ne s'applique pas qu'à des hommes. Même si l'on retrouve, dans l'histoire, des prénoms masculins formés sur cette racine (Agathange, Agathon, Agathapos...), seule la forme féminine Agathe a survécu.
Pour visiter Catane et la Sicile...